Comment soigner une tendinite naturellement? Les solutions

AVERTISSEMENT: Les informations sur ce site n'ont pas pour but de prescrire la médecine. Ce site ne cherche ni à guérir, ni à soigner, ni à traiter, mais uniquement à présenter les solutions alternatives qui favorisent votre bien-être. Consultez donc obligatoirement votre médecin en matière de santé.



La tendinite est une pathologie provoquant des douleurs intenses chez le patient. Elle peut être chronique s’il n’y a pas de prise en charge sérieuse. Cette pathologie est généralement liée à la pratique d’une activité sportive ou à des gestes répétés. Contrairement aux idées reçues, elle ne touche pas uniquement les sportifs. En effet, la tendinite peut aussi affecter les travailleurs, notamment ceux appelés à faire des mouvements répétitifs. Le traitement de cette pathologie dépend de sa gravité. Il peut aller d’une simple application de glace à la chirurgie. Explications.

Comment soigner une tendinite naturellement? Les solutions

Les tendons, les structures en cause

Pour comprendre la tendinite, il convient de connaître ce que sont les tendons. Il s’agit de tissus fibreux qui relient les muscles aux os. Ils jouent un rôle important dans nos mouvements. En effet, les tendons servent de transmetteur. C’est grâce à eux que la contraction musculaire pourra passer vers le squelette.

Le tendon est enveloppé dans une membrane appelée « épitenon », et se loge dans une gaine comportant du liquide lubrifiant. C’est ce dernier qui lui permet de glisser dans la gaine durant les mouvements. L’épitenon dispose également de récepteurs pour communiquer avec le cerveau et aider le corps dans les mouvements. Ces récepteurs participent à l’équilibre et au maintien de la posture.

Le fonctionnement des tendons est assuré par l’eau qui les compose. A par les faisceaux, ces structures contiennent effectivement beaucoup d’eau (70 %). Elles présentent une similitude avec les os, notamment pour ce qu’il en est de leur remaniement. Les anciennes fibres des tendons sont, par exemple, remplacées par de nouvelles.

Le tendon est très élastique par nature, et résiste à une importante tension. Cependant, il peut être fragilisé en cas d’efforts répétés et inhabituels. Si une personne ne s’échauffe pas bien avant ses activités physiques, elle risque de fragiliser ses tendons. C’est de cette manière qu’une tendinite peut se révéler.

Définition de la tendinite

La tendinite est liée à une inflammation des tendons ou de leur gaine. En général, elle se manifeste par une douleur qui pourrait s’accompagner de gonflement au niveau des tendons touchés. Dans le jargon médical, cette inflammation est qualifiée de trouble musculo-squelettique ou TMS.

En milieu médical, le terme tendinite est souvent substitué à la tendinopathie. Cette dernière désigne plutôt une affection des tendons. Pour une tendinite chronique, par exemple, le terme ne désigne plus une inflammation, mais une dégénérescence ou une dégradation du tendon.

La tendinite est une inflammation qui touche surtout les sportifs. Les personnes travaillant dans un domaine qui nécessite des efforts répétitifs peuvent également en être touchées. Tous les tendons du corps humain s’exposent à la tendinite, mais les plus exposés sont ceux au niveau de l’épaule, du genou, du tendon d’Achille, du coude, du poignet et de la hanche.

Les différentes formes de tendinite

La tendinite touche plusieurs zones du corps, et se manifeste de diverses manières. Ses principales formes sont :

• La tendinite calcifiante : ce type d’inflammation touche la hanche, le genou et l’épaule. Elle est liée à un dépôt de sels de calcium (calcification) au niveau du tendon. Cette forme de tendinite provoque des douleurs importantes chez le patient. Des signes inflammatoires comme le gonflement ou encore la hausse de la température de l’épaule peuvent également avoir lieu.

• La tendinite de l’épaule : elle touche les tendons qui relient les 4 muscles de l’épaule aux trois os. Appelés coiffe de rotateurs, ces tendons assurent la rotation de l’épaule. Ils deviennent sensibles quand les mouvements d’élévation du bras sont trop répétés.

• La tendinite de Quervain : cette inflammation concerne particulièrement le poignet. Elle est provoquée par des gestes répétitifs des doigts de la main donnant lieu à une inflammation du poignet et du pouce. Les tendons touchés sont ceux qui se trouvent entre la main et l’avant-bras. Les principales manifestations de cette tendinite sont une perte de force, un engourdissement au niveau du poignet et un gonflement de l’articulation.

• La tendinite calcanéenne ou achilléenne : les douleurs apparaissent au niveau du tendon après l’effort. Cette forme d’inflammation est liée à divers facteurs. Les plus fréquents sont une mauvaise pratique sportive, un excès d’acide urique dans le sang, des mollets manquant de souplesse et une maladie rhumatismale.

• L’épicondylite : également appelée tennis elbow, elle touche surtout les joueurs de tennis. Il s’agit d’une inflammation des tendons situés sur la face externe du coude et régulant l’extension du poignet et de la main.

• La tendinite de la hanche : elle s’extériorise par des douleurs au niveau de la partie extérieure de la hanche. Le médecin confirme l’inflammation en se basant sur les antécédents du patient et sur les signes associés à la douleur.

• La tendinite du genou : elle touche surtout les sportifs, notamment ceux qui pratiquent le karaté et le basket. Cette forme de tendinite affecte les tendons de la rotule, notamment ceux situés autour du quadriceps. Elle peut être liée à un choc direct ou à des mouvements excessifs et répétés.

Les principales causes

La tendinopathie ou tendinite peut être causée par divers facteurs. En général, la douleur se ressent progressivement compte tenu des mouvements répétitifs et d’une importante sollicitation du tendon. L’inflammation est surtout provoquée par :

• une pratique d’une activité sportive : un geste technique mal réalisé, une forte sollicitation du tendon, un manque d’échauffement ou le changement brutal d’équipement sportif ;

• un travail nécessitant des mouvements répétitifs comme c’est le cas des travailleurs à la chaîne ;

• le jardinage et le bricolage ;

• un micro-traumatisme ou des chocs répétés au niveau du tendon ;

• une mauvaise posture physique ;

• des rhumatismes inflammatoires comme la spondylarthropathie et de la polyarthrite rhumatoïde ;

• les médicaments appelés fluoroquinolones et les stéroïdes anabolisants.

Facteurs de risque

Certains phénomènes peuvent augmenter le risque d’une tendinite. C’est notamment le cas pour :

• la pratique d’un sport de manière intensif : une activité nécessitant régulièrement des sauts (basket, volley…), le golf, la natation, le tennis et la course à pied ;

• le travail nécessitant des gestes répétitifs, faisant subir des vibrations ou nécessitant de rester dans la même position pendant longtemps ;

• le surpoids.

Les personnes à risque

Le risque de tendinite est plus élevé chez les hommes et les personnes âgées. Ces dernières sont à risque parce que leurs tendons perdent de leur élasticité au fil de l’âge. Les patients atteints de maladies métaboliques comme la goutte ou le rhumatisme inflammatoire sont également des personnes à risque, de même que les femmes ménopausées.

Symptômes

La tendinite se manifeste surtout par des douleurs au niveau de la zone touchée. Voici quelques signes qui devraient alerter la personne :

• des douleurs ressenties durant la sollicitation active des membres : elles peuvent se calmer au repos ;

• un gonflement de l’articulation touchée par la tendinite : il varie d’une personne à une autre, et n’est pas systématique. Ce phénomène devrait cependant interpeller la personne.

Cette inflammation des tendons nécessite une prise en charge sérieuse. Si ce n’est pas le cas, les douleurs vont persister et s’aggraver. Le patient sera alors limité dans ses mouvements, et verra ses capacités fonctionnelles réduites. Il peut arriver que les douleurs persistent des semaines, voire des mois. C’est surtout le cas quand le patient ne reçoit pas les soins adaptés. Dans ce cas, les médecins parlent de tendinite chronique.

Le diagnostic

Les symptômes susmentionnés incitent le médecin à diagnostiquer une tendinite. Pour confirmer cette pathologie, il pourrait prescrire des examens complémentaires. En général, ce sera une IRM, une échographie ou une radiographie. Ces examens permettent de vérifier si le patient a subi une rupture ou des lésions musculaires. Ils servent également à confirmer les suspicions de lésions osseuses.

La sévérité d’une tendinite dépend du stade pendant lequel elle est prise en charge :

• au stade 1, les douleurs s’estompent quand la personne est au repos ;

• au stade 2, la douleur se fait ressentir pendant l’effort ;

• au stade 3, la douleur persiste et commence à gêner la personne dans sa vie quotidienne ;

• au stade 4, il y a une rupture du tendon.

En fonction de l’activité du patient, le médecin peut prescrire un arrêt de travail ou de l’activité sportive. La durée de cette suspension dépend de celle des symptômes. Pour les cas s’étalant sur moins de 3 semaines, un arrêt de 3 mois sera nécessaire. Si les symptômes dépassent les 3 semaines, le médecin prescrira un arrêt de 6 mois. Dans tous les cas, le patient doit reprendre son activité de manière progressive pour éviter les rechutes.

Les solutions pour soigner une tendinite?

Le protocole de traitement de la tendinite a pour but premier de détecter ses causes. L’objectif sera d’éviter qu’elles réapparaissent quand le patient reprendra ses activités normales.

La glace et le repos

Ce traitement est le premier procédé prescrit par les spécialistes pour traiter une tendinite. Il suit le protocole : glace – repos – élévation – contention (GREC). Il commence par une mise au repos du tendon avant d’y appliquer de la glace. Concrètement, le traitement sera comme suit :

• Utilisation de glace : elle vise à soulager la douleur et le gonflement au niveau de la zone concernée. Pour l’application de la glace, l’on utilise généralement un linge ou le pack réfrigérant. La glace est laissée sur l’articulation touchée pendant 20 minutes, et ce, plusieurs fois par jour. Dans le cas d’une tendinite chronique, les spécialistes préconisent l’utilisation de la chaleur.

• Le repos : l’arrêt de l’activité physique est obligatoire pour réparer le tendon affecté. En fonction de l’ampleur de l’inflammation, un repos de 1 à 3 mois sera nécessaire. Les médecins proscrivent, cependant, l’immobilisation complète de l’articulation touchée.

• L’élévation : cette phase concerne surtout les personnes atteintes par une tendinite du talon d’Achille ou du genou. Dans ces cas, il sera nécessaire de surélever la partie touchée pendant le moment de repos. Cela permettra de réduire le gonflement.

• La contention : il s’agit de revêtir la zone concernée d’un bandage élastique. Cette technique est nécessaire quand l’articulation touchée gonfle.

Les médicaments pour les douleurs

Le médecin pourrait prescrire des médicaments au patient pour soulager ses douleurs. Le paracétamol (acétaminophène) est, par exemple, conseillé, dans le respect de la dose maximum. Une personne ne peut dépasser les 4 g par jour.

Pour les douleurs aiguës, le médecin prescrit des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Le plus fréquent reste l’ibuprofène. Aujourd’hui, ces médicaments sont cependant remis en cause dans la prise en charge d’une tendinite chronique. En effet, ils ne sont pas forcément associés à l’inflammation. Certains scientifiques ont même confirmé que les AINS pourraient faire obstacle à la guérison du tendon.

Il arrive que l’utilisation de glace et le repos ne soient plus efficaces pour soulager les douleurs. C’est surtout le cas quand le patient est victime d’une tendinite aigüe. Dans ce cas, les infiltrations de corticoïdes pourraient être intéressantes. Ce type de traitement permet de réduire l’inflammation, et soulager ainsi les douleurs. À noter cependant que les infiltrations de corticoïdes accentuent le risque de léser le tendon. Pour cause, elles empêchent le patient de sentir la douleur, ce qui l’incitera à se forcer durant les activités. Aussi, les médecins préconisent plutôt l’utilisation d’une crème ou d’un gel à base d’AINS. En effet, cette technique ne comporte pas des effets secondaires.

La rééducation du patient

La reprise des activités après une tendinite doit se faire de manière progressive. Aussi, la rééducation est souvent un passage obligé pour prévenir les rechutes. En effet, elle aide les tendons à cicatriser, et permet au patient de reprendre plus facilement ses activités.

En général, la rééducation se base sur trois pratiques :

• le massage durant une phase aiguë : il permet de soulager les douleurs ressenties par le patient et d’accentuer le flux sanguin. Ce dernier participe à la réparation du tendon touché. Le MTP ou massage transverse profond est réalisé deux à trois fois par semaine, selon le cas. Aujourd’hui, son efficacité est encore controversée, parce qu’il n’a pas encore été prouvé scientifiquement.

• les étirements : ils participent à la remobilisation progressive du tendon. Grâce aux étirements, il est plus facile de gagner de l’amplitude et de minimiser un risque de lésion plus tard.

• Le travail musculaire excentrique : c’est une série d’exercices qui permet de renforcer le tendon et le muscle. Grâce à ce travail, ces structures arrivent à mieux supporter les pratiques sportives. D’ailleurs, cette pratique est plus intéressante que les tendinopathies. Elle doit, néanmoins, être réalisée au quotidien, et ce, pendant au moins une durée de 12 semaines. Le patient doit alors s’armer de patience et de motivation.

Autres traitements alternatifs

La chirurgie

Cette prise en charge est proposée par le médecin en dernier recours. Elle n’est utilisée que si le traitement médical n’a pas porté ses fruits. La chirurgie est également préconisée si le patient a subi une rupture du tendon. Les indications vont dépendre de l’ampleur de la tendinite et du tendon touchée par l’inflammation.

• Les ondes de choc extracorporelles

Ce sont des ondes acoustiques qui interviennent pour percuter les fibres des tendons. Elles sont surtout utilisées en cas de tendinite chronique. Pour cause, ce traitement a fait ses preuves dans le cadre de plusieurs méta-analyses. Même si aujourd’hui, le mode d’action des ondes n’est pas tout à fait clair, les spécialistes affirment qu’elles sont efficaces pour soulager la douleur. En effet, ces ondes stimulent la circulation sanguine au niveau de la zone touchée, et aident à réparer les fibres détériorées. En général, 3 à 6 séances d’ondes de choc suffisent pour soulager les douleurs.

• Les ultrasons

Ces types de traitement sont intéressants de par leurs propriétés antalgiques. Cependant, aucune étude n’a encore pu prouver leur efficacité dans le traitement de la tendinite. Des patients victimes de tendinites avec calcifications ont, néanmoins, pu profiter des avantages de ces ultrasons.

• L’injection de Plasma Riche en Plaquettes (PRP)

Ce type de traitement est encore en cours d’évaluation. Il consiste à injecter de la gelée plaquettaire autologue au niveau de la zone touchée. Le traitement avec le PRP est fréquent chez les sportifs présentant une tendinite qui peut résister à la kinésithérapie et au repos. Le procédé se déroule comme suit : le médecin va commencer par prélever le sang du patient. Il va ensuite réaliser une centrifugation pour séparer le plasma des globules rouges. Sous contrôle échographique du plasma, il fera une injection sur le tendon concerné. Ce sont les facteurs de croissance qui vont permettre au tendon de se réparer.

D’autres injections comme celles de toxine botulique, d’acide hyaluronique et de patchs de Trinitrine® (glycéryl trinitrate) sont également à l’étude.

L’alimentation

En complément des traitements médicaux, le patient doit adopter une bonne alimentation pour favoriser la guérison de ses tendons. Il devra s’hydrater correctement, et boire au moins 2 litres d’eau par jour. Les boissons sucrées comme le soda, les jus de fruit et le sirop sont à éviter. Tous les jours, il devrait également prendre une cuillère à soupe d’huile de noix ou de colza. Ces huiles contiennent, en effet, des oméga-3 qui ont une propriété anti-inflammatoire.

Qu’en est-il de la prévention ?

La tendinite n’est pas systématique chez les sportifs. Il est tout à fait possible de l’éviter. Pour ce faire, il faudra changer ses habitudes sportives et adopter de bonnes pratiques. Le sportif doit notamment corriger ses gestes et s’étirer avant les séances de sport. Dans le milieu professionnel, la prévention de cette pathologie passe par l’adaptation du poste de travail à la morphologie du salarié.

La personne doit prendre en compte plusieurs mesures préventives de base pour diminuer le risque de tendinite. La principale règle est d’éviter le changement brutal, aussi bien pour les activités physiques que les pratiques sportives. Aussi, si un sportif souhaite, par exemple, changer la quantité de ses activités, il doit le faire progressivement. En effet, passer par d’une course à pied de 3 km à 5 km du jour au lendemain pourrait accentuer le risque tendinite. Le mieux serait de le faire petit à petit, jusqu’à atteindre la distance voulue.

Il faudra également prendre en compte les règles suivantes :

• Réaliser un bon échauffement avant chaque séance : la durée doit être d’au moins 10 minutes. Cet échauffement doit s’accompagner d’étirements.

• Bien maîtriser les gestes techniques avant de les faire : cela permet d’éviter les mauvaises postures et les faux mouvements.

• Eviter les entraînements en cas de conditions extrêmes : si le sportif n’y est pas habitué, il est préférable de ne pas s’exercer.

• Boire beaucoup d’eau, puisque la déshydratation est un facteur de risque pour les blessures ;

• Utiliser des équipements de qualité : c’est valable pour les chaussures et les matériels de sport.

• Bien s’étirer après les activités physiques pour renforcer les tendons.

Dans le cadre professionnel, les médecins conseillent de prendre des pauses régulièrement. Le travailleur doit également varier ses gestes pour éviter de rester dans la même position pendant une certaine durée. Si nécessaire, il peut demander conseil auprès d’un médecin du travail. Celui-ci est le mieux placé pour lui indiquer les bons gestes à adopter.

Conclusion

La tendinite est une pathologie assez fréquente, surtout chez les sportifs. Elle atteint diverses zones du corps, et sa durée peut être assez longue. Aussi, pour éviter les complications, les médecins conseillent une prise en charge immédiate dès les premiers symptômes. La technique GREC est la première alternative pour soulager les douleurs. Si elle n’est pas efficace, le patient devrait aller voir un médecin. Comme toutes les pathologies, la tendinite sera plus facile à traiter si le diagnostic se fait à temps. A contrario, la prise en charge sera plus compliquée si la pathologie se transforme en une tendinopathie chronique. D’après l’avis d’un médecin, la rééducation est souvent nécessaire après la première étape du traitement. Elle aide les tendons à se cicatriser, et permet d’éviter une récidive ou une chronicité.

Blog